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PELERINAGE A ASSISE
« PREMIERS PAS DANS ASSISE »
Mardi 25 mai – matinée.
Le point de départ de François :
Avant de rejoindre la Basilique San Francesco, nous nous installons sous le cloître de la chapelle San Giacomo di Muro Rupto pour situer François dans le contexte histori que de son époque et rappeler les principaux éléments de son cheminement. Car, pour bien suivre les pas de François et se laisser confronter à lui, il faut pouvoir se laisser pénétrer par le côté humain de sa vie et l’aspect évangélique de son message.
Rappel historique : (voir aussi: Le contexte historique où vécu François d'Assise )
Reprise rapide avec les pèlerins des principales dates et des évènements marquant le parcours de François et de ses
frères.
L’émergence de François s’est produite à un moment de l’histoire où l’Eglise et les hommes sentaient le besoin d’un nouveau souffle et où l’Eglise s’affrontait à l’hérésie Cathare. Le mouvement de fraternité répondait à une aspiration profonde de son temps.
L’Eglise en ce début du 13ème siècle est, dans son ensemble, une Eglise dont le train de vie seigneurial et le pouvoir temporel s’étendent sur des régions entières. Evêchés et monastères sont des seigneuries d’Eglises, à la tête de domaines et de ressources considérables.
L’hérésie cathare a séduit pas mal de seigneurs et attaque l’Eglise sur deux fronts : son train de vie très critiquable et sa doctrine (d’où hérésie)
De plus, à cette époque, la majorité du clergé, mal formé, est incapable de réfuter l’hérésie, et l’Eglise donne le bâton pour se faire battre ! C’est dans ce contexte que prennent naissance les deux grands ordres mendiants : Celui de saint Dominique et de ses frères prêcheu rs, et celui de saint François avec ses frères mineurs.
-Dominique se charge avec ses frères prêcheurs de l’aspect doctrinal. Il prêchera contre les cathares.
-François apporte l’espérance d’une vraie fraternité. Renonçant à toute possession comme à toute puissance, rejetant tout ce qui pouvait le mettre au-dessus des autres hommes, il apparaît comme le frère de tous, l’ami de tous, particulièrement d es plus humble s. « Qu’ils soient petits… » … c’est la règle des frères mineurs.
D’ailleurs, rejetant le pouvoir féodal, les habitants des villes aspirent à de nouveaux rapports sociaux. En opposition à ce pouvoir, ils érigent leurs cités en communes libres. Déjà en 1198, les habitants d’Assise avaient assiégé et détruit la Rocca.
On ne peut qu’être frappé de la Permanence de l’Esprit qui a suscité, à point nommé, ces deux grands saints au milieu des vicissitudes de l’Eglise à cette époque.
Humaniser et évangéliser :
Le jeune adolescent, François, n’a rien d’un petit saint. Il ressemble aux jeunes de son époque et de toutes les époques. Comme les jeunes d’aujourd’hui, il aime « faire la fête ».
Il manque aussi de mesure. Il aime briller et être vu. Ainsi, l’esprit de vaine gloire ne l’épargne pas !
Il nourrit de gr andes ambitions. L’esprit de puissance le maintient en esclavage et le pousse à s’élever au-dessus des autres. Pour cela il fait usage de la violence et la met au service de sa volonté de conquête et de puissance.
Le Seigneur lui donne un premier avertissement : Lors de la guerre entre P érouse et Assise, il est fait prisonnier et enfermé pendant un an. A son retour, il est contraint au repos. Malgré une première prise de conscience au cours de laquelle il découvre le vide de ses jeunes années et où il en ressent la frivolité, avec le retour à la santé, ses ambitions guerrières le reprennent. Le voilà reparti pour rejoindre les armées pontificales qui sont à la mesure de son ambition !
Le Seigneur lui donne un deuxième avertissement dès Spoleto, ville très proche d’Assise. Il obéit à cette voix intérieure lui enjoignant de rejoindre Assise.
A partir de là, François commence véritablement son chemin de conversion et de retournement. Dès lors, son unique souci est de rechercher ce que Dieu attend de lui et, à partir de ce moment, il commence à se retirer dans les petites églises abandonnées de la campagne d’Assise.
François n’ est pas un modèle de douceur, mais il vient de rencontrer le Christ. Il est prêt pour s’engager dans un travail de purification intérieure :
Apprivoiser l’agressivité qu’il contient, convertir le loup, ce loup qui se cache en chacun d’entre-nous.
Entrer peu à peu dans un processus de désappropriation et de dépossession de lui-même : se détacher de son amour propre, de sa volonté propre, de ses biens propres, de ses idées propres … minorité, simplicité, humilité !
Se laisser aimer par Dame Pauvreté. Son amour des pauvres nous en donne un exemple.
Contempler, louer, voir l’invisible au-delà du visible. Voir en chaque être l’Image qu’il contient.
Aimer l’Eglise dans l’obéissance « lucide » !
Il ne s’agit plus pour François de conquérir le monde pour le dominer mais de l’accueillir fraternellement. Il comprend qu’il peut faire un autre usage des énergies qu’il contient. Ces forces de combat et de cruauté sont en train de se métamorphoser en énergies d’amour et de lumière. A ce sujet, Thomas de Célano dit de lui « qu’il avait un tempérament vif et très audacieux, ruisselant de générosité et d’une grandeur d’âme exceptionnelle ».
François est ce « fou de Dieu » à qui le Seigneur a donné des frères. Son audace, son humilité, son obéissance et sa clairvoyance ont fait la force de l’Ordre franciscain. C’est aussi le soutien actif de l’Eglise qui a su le reconnaître, l’aider et même le protéger.
Tous les biographes sont unanimes pour dire qu’il ne faut pas voir dans François uniquement le fondateur d’ordre, le prédicateur, l’ascète, le modèle des vertus. Tout cela peut se trouver chez d’autres saints. Ce qui apparaît en François, c’est quelque chose d’unique. Unique et universel à la fois. Son premier biographe, Thomas de Célano écrit : « On croyait voir en lui, un homme nouveau, un homme du siècle à venir ». Et Eloi Leclerc : « Un bouton de fleur prématurément ouvert » laissant entrevoir la splendeur d’une humanité qui aspire à éclore en chacun de nous.
Paix et bien !
Visite de la Basilique San Francesco :
Après la cérémonie de canonisation de François survenue moins de deux ans après sa mort, le 16 juillet 1228, le pape Grégoire IX témoin de sa sainteté, ordonne à Thomas de Célano d’écrire sa vie et décide d’élever un monument en son honneur. C’est la Basilique Saint François. Elle a été financée par des dons provenant parfois de régions aussi éloignés que Jérusalem ou le Maroc. Il a fallu à peine 30 ans – 1230-1246 – pour la construire. Sa dépouille va désormais reposer dans la Basilique érigée en son honneur.
La visite approfondie de la Basilique et de ses trésors, demanderait plusieurs jours. Notons que, contrairement à la Tradition, le cœur est orienté vers l’ouest – certainement à cause de la configuration du terrain – ainsi que le couvent, encore plus à l’ouest. De plus, fait remarquable en notre XXIème siècle, elle n’est devenue, ni un musée, ni un tiroir caisse voué à l’exploitation du tourisme mais est demeurée un lieu saint, inspirant respect et dévotion.
La Basilique San Francesco contient de nombreux chefs-d’œuvre signés des plus
grands maîtres de cette époque. Nous ne pourrons tous les commenter. Dans la Basilique inférieure, nous nous dirigeons vers la chapelle saint Martin pour admirer les coloris éclatants et la
délicatesse poétique des fresques de Simone Martini, tout particulièrement sa représentation de sainte Claire. Puis vers la chapelle saint Antoine qui renferme de très beaux vitraux. Nous nous
sommes arrêtés devant la « Prédication aux oiseaux » de Cimabue que je préfère pour ma part à celle de Giotto. Puis vers la chapelle sainte Madeleine pour y contempler plus
particulièrement les fresques de Giotto :
« Jésus dans la maison du Pharisien » Marie-Madeleine y exprime magnifiquement l’amour fou, mais qui se donne. Cette scène annonce la réconciliation de Dieu avec l’Humanité. Elle est également à rapprocher du Cantique des Cantiques : l’amour fou, un feu qui ne s’éteint jamais.
Et « la résurrection de Lazare » où l’attention des pèlerins est attirée sur l’intensité des deux regards qui se croisent.
D’autres merveilles sont à contempler. Parmi elles citons dans le transept nord :
« La Madone aux anges » de Cimabué . A droite du tableau, l’artiste a représenté François en s’inspirant du portrait qu’en avait fait Thomas de Celano (Vita prima 83)
« Le retour à Nazareth » fantastique panorama de Jérusalem.
« François et le squelette couronné »
Dans le transept sud :
« La Vierge des soleils couchants » de Lorenzetti. Entre saint Jean et saint François, la Vierge montre du doigt, François. Cette œuvre est d’une grande délicatesse et l’on remarquera le caractère d’intime familiarité qui dégage une extraordinaire richesse de sentiments. Oui, toute la Famille Franciscaine est bien placée sous la protection d’une si tendre Mère. Nous le verrons à propos de la Portioncule.
« La grande crucifixion » de Lorenzetti, avec l’extraordinaire « mouvement » des personnages.
« La déposition de croix » de Lorenzetti également, devant laquelle peu de gens s’attardent et qui est pourtant une œuvre majeure. Cette œuvre est profondément tragique mais aussi d’une très grande intimité. Elle révèle le total abandon du Christ. « Il se laisse déposer ».
J’invite les pèlerins à contempler l’abandon paisible, le don total du Christ, j’ose dire la confiance sereine en ceux qui Lui ouvrent leurs bras pour l’accueillir. On peut éprouver face à cette œuvre, une souffrance inexprimable mais si on la contemple plus longuement, on peut y voir autre chose : L’abandon du Christ exprime une immense douceur. Et cette douceur est celle d’un Vivant, d’un Vivant qui aime jusqu’au bout. Ainsi déposé au pied de la croix, le Christ annonce déjà la résurrection. La souffrance éprouvée lors du premier regard peut alors se transformer en espérance et en joie. Cette œuvre nous fait comprendre que le fardeau le plus lourd peut se transformer en joie à condition de le déposer sous le regard du Christ, dans une totale confiance.(note 1)
Il faut remarquer l’extrême intimité de Marie et de Jésus, son fils, la façon dont ces deux visages sont rapprochés et l’expression du regard de Marie… Le lieu du cœur se trouve dans les entrailles de miséricorde !
C’est l’occasion de nous rappeler la sublime déposition de François lorsque, au cœur de la tourmente, la mort dans l’âme, il dépose l’Ordre qu’il a fondé entre les mains du Père, au pied de la croix, et en laisse à d’autres la responsabilité et la gestion.… Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? DIEU EST, CELA SUFFIT !
Dans la Basilique supérieure, nous trouvons le cycle des fresques de Giotto. Il comporte 28 scènes qui résument la vie de saint François. C’est la Légenda Major, composée en 1263 par saint Bonaventure d’après les témoignages des membres fondateurs de l’Ordre, qui a constitué le programme imposé à l’artiste.
Recueillement et prière au tombeau de François :
« Loué sois-tu, mon seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle,
à qui nul homme ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel.
Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
Car la seconde mort ne pourra leur nuire »… (Cantique des créatures)
Le 25 mai 1230, le corps de François est transféré à la Basilique. D’abord « enfoui » sous le Maître-autel de peur que le corps du saint soit volé, il faudra plusieurs siècles pour retrouver la précieuse relique, le 12 décembre 1818. Une crypte sera alors aménagée et François « rendu » à la piété des visiteurs. Ses plus fidèles compagnons, frères Rufin, Angelo, Masséo, Léon, reposent dans la crypte près de lui.
Ici, le silence s’impose naturellement, à tous. Nous y prenons le temps de revisiter l’existence qui est la nôtre. Lieu de pauvreté où François nous rappelle que « Jamais nous ne devons désirer être au-dessus des autres ; mais nous devons plutôt être serviteurs et soumis à toute créature humaine à cause de Dieu … Tous ceux qui agiront ainsi et persévèreront jusqu’à la fin, l’Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux sa demeure… » (Lettre à tous les fidèles)
Chacun peut aussi méditer ces versets de la Lettre 3 adressée par François « à tous les frères … des premiers arrivés aux derniers qui viendront » :
« Dieu tout-puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que néant et pauvreté ; mais toi, à cause de toi-même donne-nous d’agir toujours selon ta volonté, telle que nous la connaissons, et de vouloir toujours ce qui te plaît ; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et, par ta seule grâce, de parvenir jusqu’à Toi, Très-Haut, qui en Trinité parfaite et très simple Unité, vis et règnes et reçois toute gloire, Dieu tout puissant dans tous les siècles des siècles. Amen ». (Lettre 3, 50-52)
Il est particulièrement intéressant d’observer le comportement et les visages de certains visiteurs pour qui la visite fait partie du « pèlerinage ». Beaucoup de ceux qui passent devant la dépouille de François et qui font le tour du tombeau, ne ressortent pas avec le même visage. Et si à l’arrivée leur attitude était parfois « désinvolte », au retour elle est lourde du poids de chacun.
Je demande toujours au frère « gardien » du tombeau, de bénir chacun des pèlerins. En un tel lieu, cette bénédiction est particulièrement émouvante.
Nous nous rendons sur le parvis de la Basilique supérieure, les visages sont graves mais déjà les cœurs s’ouvrent. Et si, par grâce le soleil brille, la plaine d’Ombrie nous offre un merveilleux spectacle.
Et quelle est belle, cette Ombrie dont les collines descendent doucement vers la plaine, tandis qu’à leur sommet, villages et châteaux se dressent contre un ciel limpide ! Il aime se promener dans la campagne, parmi les vignes et les oliviers, sensible aux jeux de la lumière, ravi par le chant d’une alouette. » (Eloi Leclerc)
Mardi 25 mai – après-midi.
Visite de la Basilique Santa Chiara :
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BASILIQUE SANTA CHIARA |
PICNICS DE MIDI POUR LA SEMAINE |
Elle est bâtie - de 1257 à 1265 - sur l’emplacement de l’église dédiée à saint Georges qui était située hors des murailles de la ville. Il ne reste de cette ancienne église qu’une partie de mur. C’est là que François apprit à lire ; là où sa dépouille reposa de 1226 à 1230 ; là également que le pape le canonisa en 1228 ; là enfin, qu’à son tour, reposa le corps de Claire jusqu’à l’achèvement de la Basilique actuelle. Ce n’est qu’en 1850 que le sarcophage contenant le corps de Claire, intact, a été retrouvé avec la Règle dans le pli de son vêtement.
Nous nous dirigeons vers la crypte et prenons le temps de prier devant sa dépouille. « Petite plante de saint François », fidèle, Claire l’a toujours accompagné de ses prières, de ses conseils et de son affection toute fraternelle. Depuis, les pauvres Dames continuent de porter la Famille dans leur prière, pour et avec l’Eglise et le monde.
Ensuite, nous nous rendons à la chapelle pour nous recueillir devant le Christ de saint Damien, Celui qui a parlé à François. Lorsque les Clarisses ont rejoint la Basilique sainte Claire à Assise - probablement vers 1257 - sous la pression des Assisiates et pour des questions de sécurité, elles ont emporté avec elles, se conformant aux recommandations de François, le « vrai » crucifix qui se trouvait à la chapelle San Damiano, celui devant qui ce dernier priait humblement au tout début de sa conversion : « Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur ; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité(note 2) ; donne-moi de sentir et de connaître, afin que je puisse l’accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m’égarer. Amen » Celui-là même qui l’a appelé par son nom : « François, va, et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines ! …
Le Christ de saint Damien est une icône. Or, l’icône, dans la Tradition Chrétienne, n’est pas une simple œuvre d’art. Elle est signe, elle parle, elle nous introduit au cœur du Mystère. Elle est porteuse de nombreux messages. François y a saisi les deux natures du Christ : Christ vrai Dieu chargé de grâce et Christ vrai Homme dans son dépouillement et sa sensibilité. François ne s’y est pas trompé, il est bien face au Vivant qui lui révèle l’amour de Dieu pour les hommes. Ce fut le grand émerveillement qui le jeta hors de lui, une révélation bouleversante.
Chacun de nous prend alors le temps de contempler et de se laisser contempler. Je prie pour que chaque pèlerin, émerveillé, comme François, découvre le regard miséricordieux de Dieu sur l’homme car : « C’est dès lors que fut ancrée dans son âme la compassion pour le Crucifié… » (Vita prima 10)
En tant que franciscaine séculière, je ne peux que repenser devant ce Christ, à l’article 10 de notre projet de Vie : « En communion avec l’obéissance rédemptrice de Jésus, qui mit sa volonté dans celle du Père, ils rempliront avec fidélité les engagements propres à leur condition personnelle, dans les diverses situations de la vie ; ils suivront aussi le Christ pauvre et crucifié, lui rendant témoignage, jusque dans les difficultés et les persécutions. »

Visite de la cathédrale san Rufino :
C’est la cathédrale d’Assise. L’extérieur présente un très beau spécimen de l’architecture romane. Situé près de l’emplacement où se trouvait la maison natale de Claire, c’est probablement là qu’elle a reçu, ainsi que François, le baptême. C’est là que Claire a vécu et prié une « dernière » célébration des Rameaux avant de s’enfuir de chez elle la nuit suivante, pour se consacrer à Dieu entre les mains de François. Frère Sylvestre en était le chanoine avant de rejoindre François. En effet, impressionné par le détachement de François par rapport à l’argent, il fut le premier prêtre ayant demandé à être admis dans l’Ordre.
La rocca maggiore :
C’est la forteresse qui domine Assise. Tout au long des rues que nous parcourons pour la rejoindre, nous retrouvons l’impression de paix et de beauté saisie la veille lors de notre arrivée. Il y a aussi beaucoup de joie dans Assise, une joie paisible. En effet, même si les pèlerins sont parfois nombreux, c’est le calme qui l’emporte. La ville est belle, pas très grande. Les rues sont propres, fleuries et les maisons construites avec la pierre d’Ombrie ont retrouvé depuis le séisme, leur couleur rose tendre.
C’est l’occasion de rappeler le message de paix de Jean-Paul II en 1986 avec la désormais célèbre « Rencontre d’Assise » : A son invitation, tous les responsables des grandes religions du monde s’y sont retrouvés pour le service de la Paix.
« Sur la ville qui descend les dernières pentes du Subasio comme une joyeuse avalanche de toits aux tuiles fanées par le soleil, la Rocca veille, pareille à une monstrueuse bête de proie. Au-dessus de ses tours épaisses qui lui font un sinistre jupon de pierre, s’élèvent des donjons carrés juchés l’un sur l’autre comme pour voir plus loin de tous côtés. Orgueilleuse et méprisante, on ne pouvait la regarder d’en bas sans la maudire. Elle était là pour défende Assise, elle la menaçait nuit et jour. » (Julien Green) … Les couchers de soleil y sont sublimes !
LES PELERINS A LA ROCCA
Le mot du pèlerin.
« Un grand pas pour moi, de quitter ma famille, de partager la fraternité d’un groupe, d’accueillir l’inconnu, l’inattendu, l’instant présent… pas toujours facile ! » Marie-Hélène)
« Devant le tombeau de François, une forte aspiration de fraternité m’a accordé à tous les visiteurs, tous frères et sœurs. Etre ensemble, unis en Christ, par l’intercession de François. »(Christian)
« Joie de renouveler, avec mes mots personnels, mon engagement de Franciscaine Séculière, devant le tombeau de François. » (Régine)
« Devant le Christ de saint Damien … une grande allégresse mais aussi une attitude pleine de miséricorde … pour le pécheur que je suis. » (Christian)
« J’emporte d’Assise, et tout particulièrement du Christ de saint Damien, le désir de devenir une outre qui se remplie de l’amour de Dieu, de sa paix et de sa grâce. » (Camille)
« Ce qui unit le groupe de pèlerins que nous sommes se situe bien au-delà de l’amitié. Nous sommes frères et sœurs du même Père. Gloria ! » (Gisèle)
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