Michelangelo, Le jugement dernier
fresque de la chapelle Sixtine, Vatican
La solution au problème du fils de l’homme dépend de la prise en compte des deux observations qui précèdent, mais aussi de la réalité suivante. En Galilée, au temps de Jésus, fils de l’homme était une expression connue. Il s’agissait d’un développement à partir du mystérieux personnage que le livre de Daniel présente comme « un fils d’homme » (7,13), quelqu’un qui ressemble à un être humain.
À l’époque de Jésus, il avait reçu une fonction précise, soit d’être celui qui serait chargé d’exercer le jugement à la fin des temps. Il se faisait alors un transfert de plusieurs fonctions de Dieu vers des figures qui en étaient les personnifications : le Satan, chargé de vérifier l’authenticité des humains; le Souffle, représentant l’ensemble des pouvoirs d’action de Dieu dans l’histoire; la Sagesse, mise en œuvre du plan créateur de Dieu; la Parole, capacité de communication de Dieu avec les humains, etc.
Tout cela était le fruit d’une entreprise visant à préserver le mystère de Dieu, en évitant de le faire intervenir directement dans les affaires du cosmos. On peut donc dire que fils de l’homme est une sorte de code pour désigner l’activité de Dieu venant juger les humains à la fin des temps. La présentation la plus spectaculaire est évidemment celle de Mt 25,31-46, scène au cours de laquelle le mystérieux personnage entreprend de juger l’ensemble des nations.
source www.interbible.org