Début avril, l’université catholique
américaine Notre Dame -une des plus réputées du pays- a organisé durant trois jours une rencontre multidisciplinaire intitulée « Changement climatique et bien commun ». Les 16
départements et instituts du campus de Notre-Dame se sont mobilisé autour de ce projet qui a donné la parole à de nombreux intervenants différents dont Dan Misleh, directeur de la Catholic Coalition on Climate Change et V. Ramanathan, professeur de climatologie et co-auteur d’un rapport publié par l’Académie pontificale des
Sciences à propos de la diminution des glaciers de montagne à travers le monde. L’université a ainsi désiré organiser un espace de parole ouvert, avec des
scientifiques de renom, de manière à poser toute la complexité de cette thématique singulièrement absente des médias américains.
Le deuxième jour de la rencontre, c’est l’aspect éthique des impacts sociaux de ces changements qui a été évalué, notamment via l’intervention de Celia Deane-Dromund, que nous avons déjà présenté sur E&E, qui a évoqué la doctrine sociale catholique et son regard sur le respect de la Création. « Ce n’est pas un sujet qui devrait intéresser uniquement quelques ‘eco-warriors’ ou des personnes directement liées aux questions environnementales. Il concerne désormais le sens du devoir et de la responsabilité de tout chrétien. En d’autres mots, nous sommes bien là au cœur de l’Evangile. » Et de rappeler que la domination dont il est question dans la Bible est d’abord une invitation à un gardiennage juste de ce que Dieu nous confie et que c’est justement là le chemin spirituel chrétien. Quant à Stephen Gardiner, philosophe de l’université de Washington, il voit dans le changement climatique un carrefour de quatre tempêtes, globale, intergénérationnelle, écologique et théorique, créant ensemble une énorme tempête morale.
DL Source : Brian Roewe, Eco Catholic
Source http://ecologyandchurches.wordpress.com
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