Le secret de cette réussite est à rechercher sans doute dans la sainteté de cet homme, toujours prêt à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique. Mais il réside aussi dans le fait que ce fils de marchand et des communes du Moyen Âge portait, dans sa riche nature, toutes les aspirations de son temps. En lui s’est réalisé une merveilleuse rencontre de l’Évangile et de l’histoire des hommes.
L’expérience évangélique de François coïncide, en effet, avec un changement de société. Les communes, en s’affranchissant du pouvoir féodal, aspiraient à former une association de citoyens libres et égaux. Bien vite, cependant, cet idéal se heutrait à la passion de l’argent, très forte en ce milieu de marchands et qui réintroduisait dans le nouvel ordre social les inégalités et les violences. C’est alors que François découvrit dans l’Évangile le chemin d’une authentique communauté humaine : la pauvreté vécue à la suite du Christ. Ainsi, il créa une fraternité immense où les sèves montantes de son époque purent s’épanouir en une véritable croissance humaine.