Une vaste enquête réalisée par l’hebdomadaire «Pèlerin» publiée jeudi 4 mars montre que le déroulement des obsèques religieuses est jugé favorablement, qu’il soit assuré par
un prêtre ou par une équipe de laïcs
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Funérailles accompagnées par des laïcs à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne (Photo : MERCIER/CIRIC).
Près de 6500 lettres parvenues à la rédaction et 602 messages envoyés par Internet ! Sollicités par leur hebdomadaire, à l’automne dernier, pour répondre à un questionnaire sur les funérailles,
les lecteurs de Pèlerin (1) – propriété du groupe Bayard, éditeur de La Croix –, ont manifesté un vif intérêt pour le
sujet.
À titre de comparaison, une opération similaire, lancée à propos des homélies, avait enregistré 3400 réponses. En outre, un lecteur sur dix a éprouvé le besoin d’accompagner son questionnaire
d’une lettre, souvent longue, dont le courrier des lecteurs de Pèlerin publie de forts instructifs extraits, dans son numéro qui sort jeudi 4 mars.
Le déroulement des funérailles, d’un parent ou d’un proche, tient particulièrement à cœur aux familles, qui expriment leur souci d’être soutenues dans ce moment douloureux. À ce propos, 96% des
lecteurs – 1090 réponses ont été analysées à partir d’un tri aléatoire – jugent « très bon » (72%) ou « assez bon » (24%) l’accompagnement par un prêtre ou par une équipe de laïcs. Seul petit
bémol, la satisfaction diminue chez les personnes âgées de moins de 55 ans, sans doute en raison d’une moins grande proximité avec l’institution, comme le note le P. Joël Morlet, sociologue et
théologien, qui commente l’étude de Pèlerin.
«Écoute, accueil et proclamation de la Résurrection»
En revanche, le déroulement de la cérémonie religieuse est unanimement apprécié (94%), sans distinction d’âge, de sexe ou de degré de pratique religieuse. Ce chiffre sans appel, qui témoigne de
l’implication des équipes de préparation aux funérailles, est à mettre en relief avec le jugement nettement moins favorable que suscite la cérémonie civile : seulement 40 % des lecteurs s’en
disent satisfaits.
En ce qui concerne la cérémonie religieuse, l’un des principaux enseignements du sondage tient à la présence ou non d’un prêtre. 54% des répondants estiment qu’elle n’est pas indispensable. Une
évolution sociologique notable qu’il convient toutefois de nuancer : 60% d’entre eux affirment que cette même présence est indispensable… pour leurs propres funérailles.
Quel doit être l’objectif de cette cérémonie ? Pour 64% des lecteurs de Pèlerin, le rôle du célébrant réside d’abord dans « l’écoute, l’accueil et la proclamation de la Bonne Nouvelle de
la Résurrection ». Mais ils sont presque autant (54%) à estimer que « l’écoute et l’accueil dans le respect des convictions de chacun sont primordiaux ». Comme le signe que l’Église doit
concilier attention humaine et témoignage de l’espérance dans ce moment capital de l’existence.
Bruno BOUVET
Source www.la-croix.com