Le retour de Laurette Lepage,
Rebienvenue Laurette nous attendions avec impatience ta nouvelle LETTRE, en espérant que tu as passé un bel été, encore merci pour ton partage, la présente photo fut prise à Sherbrooke lors de son passage cet été.
Micheline, Laurette et Richard
Bonjour !
Eh oui, septembre est déjà là ! Espérons que les vacances, passées sous la pluie ou le soleil, ont été pour toi, repos bienfaisant. Et voilà que « Signe de vie » te
revient, avec ses rêves inachevés, ses mains ouvertes vers l’inconnu, mais dans l’espérance du Royaume déjà là et qui vient toujours.
En regardant en avant, puissions-nous voir que dans leur cheminement d’azur ou de pluie, toutes les vies sont belles et uniques sous le regard de l’Amour !
Que la douce clarté de septembre t'inonde de sa beauté et de son chant!
Avec tendresse,
Laurette
REGARDER EN AVANT !
« Le mauvais chemin n’est pas le chemin de l’errance
ou le chemin abrupt. Le mauvais chemin est celui de la pensée
sans chemin, sans méandre, le chemin qui ignore le désert
et l’horizon, le chemin sans déroute et sans piétinement ».
(Olivier Capparos)
Bien sûr que pour conduire en sécurité, le rétroviseur est indispensable, mais pour bien conduire, il faut surtout regarder devant soi. Il serait dangereux d’être obsédé par le rétroviseur. Regarder en avant, aller vers ce qui devient, c’est vivre ! C’est aussi se renouveler !
Il en est ainsi dans la vie. Souvent, ce qui nous mine, ce ne sont pas les regrets des bêtises que nous avons faites, mais les regrets de ne pas avoir fait un pas en avant, de ne pas avoir oser tenter. Pour vivre intensément, on ne peut pas vivre dans l’arrêt, la fixité, ou en regardant en arrière. La vie est mouvement. Il faut même parfois, créer les conditions du changement, comme l’artiste s’impose des contraintes qui vont lui permettre d’aller plus loin.
La tentation de s’opposer au changement relève de l’instinct de mort. Regarder toujours derrière soi, refuser ce qu’on ne connaît pas, n’est-ce pas prendre le risque d’être changé en statue de sel ou de devenir un mort ambulant ? Michel Serres, philosophe, homme de sciences et académicien, disait : « Seuls ceux qui sont assez fous pour croire qu'ils peuvent changer le monde y parviennent et gardent toute leur vie la puissance, la force, la passion de vivre, la vraie jeunesse ».
Il en est ainsi dans l’histoire. Dieu épouse l’histoire. Dieu ne marche pas à reculons. La Bible est pleine de conseils, d'enseignements, d'exemples, qui sont pour nous, autant de pistes à explorer. Justement, des pistes ouvertes à notre créativité, à notre responsabilité. Dieu ne nous demande pas de faire du " copier-coller ", comme en informatique ! Vivre avec Dieu dans ce monde d’aujourd’hui, c’est s’ouvrir à des possibilités toujours nouvelles. Jésus n'a rien écrit… Il n’a pas donné non plus de stratégies à appliquer au pied de la lettre. Au contraire, il nous a délégué la mission de bâtir son Église, sans nous laisser dans ce domaine, une multitude de consignes précises, de dogmes établis, de modes d'emplois, de lois inaltérables.
Pourquoi ? Pour laisser, tout au long des siècles, un espace sans cesse ouvert de création, d'invention, d'initiative. Les hommes et les femmes du livre des Actes sont entrés dans cet dynamique. Serons-nous simples spectateurs de tels témoins, ou acteurs-inventeurs-constructeurs de l'Église d'aujourd'hui, et préparateurs de celle de demain ? La suite des Actes des apôtres n’a pas été écrite parce que c'est à nous de la continuer aujourd'hui !
Laurette Lepage