Nous ne sommes pas très patients! Les mots m’ont sauté aux yeux en lisant tôt ce matin cette réflexion pour l’Avent. L’auteur poursuivait en disant que nous sommes enclins à
ne pas vivre le moment présent, car nous sommes tout le temps connectés et branchés sur Internet. Nous anticipons plutôt le moment d’après. L’image d’un groupe
restreint parmi ceux qui persistent à rechercher la justice, m’est venue à l’esprit en lisant ce texte. Depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, chaque matin, un
ou deux d’entre eux font le piquet devant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève, pour protester. Ils réclament une enquête transparente sur les causes des décès
des enfants, longtemps après la catastrophe.
Le courage et la fidélité de ce groupe relativement peu nombreux est un exemple magnifique de patience persistante que l’on retrouve enraciné dans le « présent ». Et je n’ai
aucun doute sur le fait que leur quête de la vérité aboutira. Au sein de Franciscans International (FI), dans notre travail collectif pour qu’il y ait plus de justice,
nous sommes appelés régulièrement à devenir le « Peuple de l’Avent », c’est-à-dire un peuple de foi et d’espérance, disposé à attendre patiemment. Il est difficile,
quelquefois, de croire que notre modeste contribution aux Nations Unies aura des effets positifs sur l’amélioration des conditions de vie des plus vulnérables. Mais
alors, qui aurait cru qu’un petit enfant né à Bethlehem, « Dieu avec nous », apporterait un nouvel espoir à notre monde ?
Avec tous mes vœux de bénédiction en abondance à l’occasion de ce Noël.
Sr Denise Boyle fmdm
FI Directrice Executive