24/09/2009
Lors de sa visite en
République tchèque du 26 au 28 septembre, le pape évoquera la contribution des catholiques à l’avenir des sociétés européennes
Vu de Rome, cette visite du pape en République tchèque sera fortement marquée par l’histoire. Lundi 28 septembre, le peuple célébrera son saint patron martyr, Venceslas Ier de Bohême (907-929),
fondateur de la nation. Benoît XVI rappellera, sur les lieux de son martyre à Stara Boleslav et en présence du président Vaclav Klaus, les racines chrétiennes de ce pays.
« Je rendrai hommage aux témoins héroïques de l’Évangile, d’hier et d’aujourd’hui, et j’encouragerai chacun à avancer sur le chemin de la charité et de la vérité », a-t-il affirmé dimanche 20
septembre. Pour le pape en effet, déclare un diplomate du Saint-Siège en charge du dossier, « la culture et l’État tchèques sont nés chrétiens ».
Dès 845, quatorze représentants de la noblesse tchèque sont baptisés à Ratisbonne. Une génération plus tard, les saints frères Cyrille et Méthode introduisent en Moravie l’écriture, la Bible, les
livres liturgiques. Mais, au XVe siècle, le pays est fortement marqué par la figure de Jean Hus (1370-1415), théologien, précurseur de la Réforme, excommunié et brûlé par les autorités
ecclésiastiques. Il deviendra un héros national, symbole de la lutte pour la liberté contre l’Empire autrichien et contre Rome. Pour beaucoup d’observateurs, c’est là que se trouve l’origine du
processus de sécularisation encore à l’œuvre aujourd’hui.
Une mentalité hostile ou indifférente à l’Église
"Retrouver des raisons de croire et d’espérer"
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Frédéric MOUNIER, à Rome |
Source : www.la-croix.com